Pile je gagne face tu perds, aurait pu résumer sa vie de roi
Toujours mouché avec le dos de la cuillère…vie de pacha
Tête blondes, enfants joyeux tournoient autour du sofa, et sans doute une des plus belles femmes dans sa villa.
Heureux aux jeux, heureux en amour, tout pour plaire , belle gueule sur carré d’as, embrase les palaces, leurs envieux, leurs tables de pokers.
Mais Voila! Que d’un coup d’un seul Arlequin a perdu ses grelots, laissant pour mort un joker, seul sous son chapiteau.
La chance lui souriait, mais a vite grimacé
Brutale paralysie , bouche en équin, grinça comme un AVC
Raisonne encore la salle d’enchères, lui fait froid dans le dos,
Lorsque le marteau cogna , stupide surenchère, maudit bibelot.
MAUDITS
Pas d’or, pas d’ivoire, pas même un trophée,
Juste que ce simple bout de bois, l’avait attiré
Serti de rien, empli de tout,
Même madame le trouvait très à son gout
Il trônait sur l’étagère, depuis quelques jours, répandant un air nuisible dans le séjour
Arrivèrent vite, la guigne , la poisse, un lot de galères tour à tour,
D’où vient cette carne, ce charme qui en pleine nuit…réveillerait un sourd
Déclenche les alarmes, tiroirs qui claquent, clignotent les abats jour.
Si seulement Croiser un Chat noir, ou mettre un miroirs en poussière
Se résumer à sept ans de malheurs sans vous décevoir, cette peine une misère
Il prit perpette dès qu’il lui fixa les yeux
Comme si cette statuette, lui dictait ses vœux
MAUDITS
Tous maudits car tous l’ont déterré,
Trésor enfoui, artefact , ou collier
Certains tentent le coup sous le porche y déploient leurs ombrelles
D’autres plantent des clous
ou passent sous l’échelle
Tous maudits car tous l’ont déterré,
Du trèfle au pissenlit, la débâcle a frappée
Certains rongent leurs mous d’anicroches, flamboient nid d’hirondelle
D’autres rendent les coups, trépassent sous l’échelle.
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